| Mes pensées du monde Les pensées d'un homme sur les hommes et leur monde |
Publié le vendredi 30 décembre 2005Vendredi 30 décembre 2005 L’argent ne fait pas le bonheur (Introduction)
Aujourd’hui, j’ai appris à mes dépens que l’argent ne faisait pas le bonheur. Je l’ai appris, mais surtout ressentit. Pour noël, ma mère m’a offert une magnifique paire de gants en cuir, et qui étaient d’une douceur infinie lorsqu’on les enfilait. Ce cadeau, qui était une vraie surprise, m’a fait énormément plaisir. Il m’a touché. Le lendemain, on s’est aperçu que les gants avaient un défaut. Les boutons pressoirs cousus aux poignets, pour permettre de les resserrer, n’étaient pas montés dans le même sens sur les deux mains. Un défaut mineur, mais pas très esthétique. Ma mère prévoyait donc d’aller les faire remplacer. Je n’arrêtais pas de « jouer » avec. De les enfiler, de me regarder avec. Je les trouvais beaux, beaux, beaux… Et puis j’ai rendu mes gants à ma mère… Encore une foutu intuition qui me disait que je ne retrouverais jamais ces gants… Le soir, quand je suis rentré, une paire de gants était posée sur mon bureau. Ces gants étaient bien « parent » avec « mes » gants, mais ils étaient laids. Le cuir n’était pas d’un noir intense. Il semblait avoir 15 ans d’age. Oui, les boutons étaient dans le bon sens… Mais ces gants n’avaient pas d’âme. Ils ne ressemblaient à rien… Je suis reparti aujourd’hui en boutique pour changer mes gants contre mes gants chéris. Je suis tombée sur une vendeuse complètement conne. Elle n’a pas pu me faire un échange, car le modèle n’y était plus… J’ai demandé alors un bon d’achat. Elle m’a demandé « Vous êtes sûrs que vous ne voulez pas un remboursement ? ». Elle insistait, j’ai alors accepté. Elle m’a tendu mes billets. Au passage, elle m’a fait une leçon de morale : elle m’a pris pour l’enfant indigne qui revend en cachette les cadeaux de ses parents. J’ai quitté la caisse. J’ai regardé une dernière fois les gants sur les promontoires. C’est la dernière fois que je les voyais… J’ai tourné les talons pour me rendre vers la sortie du magasin. Et je me sentais d’une tristesse incroyable. J’étais écoeuré de ne plus avoir entre les mains ce cadeau qui m’avait fait tant plaisir. A la place, j’avais des billets, que d’ailleurs je n’ose pas vraiment toucher. Je trouve cet argent sale, au sens propre. Ces gants avaient (déjà) une valeur sentimentale bien plus grande que leur valeur marchande. Et si j’ai récupéré en monnaie l’équivalent de cette dernière valeur, rien dans l’immédiat ne comblera cette valeur sentimentale que ces gants avaient pour moi. Je suis rentré chez moi, sous la neige. Je peux vous assurer quand j’avais encore plus froid aux mains qu’à l’accoutumée. PUBLIÉ PAR Le Gardien des Etoiles | le 2005-12-30 09:41:30Permalien | | 2 Commentaires : Commentaire écrit le lundi 8 juin 2009 à 19:21:05 (lien) Chilena Il est peut-être incomplet mais il fait réflechir énormément. Commentaire écrit le vendredi 30 décembre 2005 à 09:42:19 (lien) Le gardien des étoiles Ce texte est incomplet. Il n’est que le début d’un texte plus long et plus intéressant que je ne souhaite pas publier sur Internet. Ajouter un commentaire |
|
||||
| Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com |
|||||